Cinéma

Cinématographie des éclipses de Lune, du mouvement des étoiles et des protubérances solaires

    Appareil pour cinématographier les éclipses de Lune
Le support est formé de pièces de fonderie, en dural, d'après des modèles réalisés en plâtre. Un moteur actionne un différentiel et un réducteur dont la vis est tangente à une roue de 600 dents. Une petite lunette permet de viser la Polaire. Une ancienne caméra 35 mm, à manivelle, reçoit l'image formée par un gros objectif d'aviation américain (guerre 39-45). Un moteur fait avancer le film à raison d'une image toutes les 7s. Un moteur ouvre puis ferme, en une heure, le diaphragme de l'objectif afin de compenser les énormes écarts de luminosité au cours de l'éclipse. Une lunette de 50 mm réticulée permet de viser une étoile afin de contrôler le suivi.
 



3 clichés de l'éclipse totale de Lune du 18 novembre 1975.
Ces images sont extraites du premier film en couleur d'une éclipse totale de Lune réalisé dans le monde


    Mouvement apparent du ciel
L'électromécanique adaptée à cette caméra en 16 mm a permis de filmer le mouvement apparent des étoiles. Le moteur d'entraînement (vu de dos, vers l'avant de la caméra) fait avancer le film d'une image chaque fois que l'autre moteur (vu de côté, vers l'arrière de la caméra) lui envoie une impulsion électrique, toutes les 30 ou 60 secondes. L'obturateur reste ouvert durant ce temps.
 


   
Caméra 35 mm, avec un boîtier en bois, servant à filmer les protubérances solaires.
Cette caméra équipe le coronographe de l'observatoire de la Butte du Châtel
(voir rubriques "Observatoires de Saint-Aubin" et "Flammes du Soleil")
   
Machine à développer les films
Une machine à développer les films cinéma vaut une somme astronomique. Celle ci-contre, de fabrication artisanale, comprend 4 tubes en PVC de différentes longueurs, installés verticalement. Ils contiennent, dans l'ordre : le révélateur, le bain d'arrêt, le fixateur et l'eau de rinçage. Le film contourne des rouleaux en PVC installés aux extrémités de chaque tube. Un moteur actionnant un rouleau cranté placé à la sortie fait avancer le film à raison de 11 m en une heure. Une sonde, reliée à un thermostat solidaire d'une résistance chauffante, maintient la température du révélateur à 20°. Des bulles à jet continu, produites par une pompe d'aquarium maintiennent l'agitation du bain.